Damien Abad

Député, rapporteur pour avis du projet de loi

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« L’idée est de ne pas opposer producteurs et consommateurs. »

Damien Abad
Crédit Photo © Assemblée Nationale 2014.

Quelle est l’origine de cette mention ?
Le fait maison a une origine parlementaire très nette, et non gouvernementale. Les députés Fernand Siré, Daniel Fasquelle et Thomas Thévenoud travaillent depuis longtemps sur le sujet.

Quelle est l’idée directrice ?
L’idée est de ne pas opposer producteurs et consommateurs. Il faut garder cet équilibre, et surtout aborder le fait maison sous l’angle de l’efficacité.

 Cela donnera-t-il plus de lisibilité ?
Là encore, il faut donner une image positive au fait maison, et non pas celle d’un produit qui coûte plus cher.

 Quel est l’écueil à éviter ?
Une bonne loi peut se transformer en mauvais décret d’application ! L’écueil serait alors que cette mention subisse un choc de complexification. Les précisions sont utiles pour éviter d’être dans le flou, pour savoir à partir de combien d’ingrédients on peut parler de fait maison par exemple. Mais il ne s’agit pas de rajouter de la contrainte, mais bien plus de valoriser la qualité. Il ne faut pas que ça devienne une usine à gaz !

Comment en pratique éviter cela ?
En général, il faut des allers-retours entre des études d’impact, avant l’application, et une évaluation, a posteriori. La pratique doit guider la mise en pratique, car la loi ne peut pas tout dire. L’évaluation permet alors de corriger le tir. C’est ce qui me semblerait adapter pour le fait maison.