Nathalie Nauts

Communication Brake France

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« Beaucoup de restaurateurs témoignent de la place essentielle des industriels et des distributeurs dans leur métier au quotidien. »

Nathalie Nauts
Brake est un concepteur et un distributeur de produits frais, surgelés, de glaces, de produits de crémerie et d’épicerie pour les professionnels de la restauration.

Quel est l’enjeu du fait maison pour un distributeur comme Brake ?
Notre rôle est d’accompagner nos clients dans leurs choix et de leur faciliter la tâche de sélection et d’identification des produits bruts, pour qu’ils puissent rapidement savoir quels produits rentrent dans le fait maison en fonction du décret d’application.

Sentez-vous que cette mention remet en question la place du surgelé ?
Non, le fait maison permet la distinction entre « produits bruts » et « produits transformés », il crée une distinction claire sur ce qu’est la transformation des aliments, indépendamment du mode de conservation.

Et concernant la place des industriels par rapport à la restauration ?
Justement, beaucoup de restaurateurs témoignent de la place essentielle des industriels et des distributeurs dans leur métier au quotidien. Ils rendent accessibles nombre de produits alimentaires, notre rôle de distributeur est de sélectionner les meilleurs fournisseurs en fonctions du besoin de chaque client.

« Une mention qui faisait avant référence à la bonne foi et l’honnêteté professionnelle, devient alors une petite révolution pour le secteur. »

Ceux du restaurant collectif seront bien loin de ceux d’un restaurant semi-gastronomique ! Tant en termes de produit, de prix que du type d’emballage. En brut ou élaborés nous sélectionnons les producteurs pour leur rigueur et leur exigence, et assurons les livraisons dans le plus grand respect de la chaîne du froid et du management des risques alimentaires. C’est pour cela que nous sommes certifiés Iso 22 000.
Il ne s’agit plus d’opposer un bon produit à un produit industriel, mais de « sourcer » de bonnes origines, nous avons ainsi par exemple des poissons de pêche artisanale française ou d’autres issus de pêcheries durables, pour répondre aux exigences du marché d’aujourd’hui et d’apporter le soutien logistique indispensable aux restaurateurs indépendants. Au travers du fait maison, il y a une certaine volonté d’affirmer que « industriel » et « distributeur » sont des acteurs indispensables aujourd’hui au secteur.

Vous ne vous sentez donc pas, en tant que distributeur, attaqué ?
Non, les produits bruts sont déjà actuellement le centre de notre activité, nos plus fortes ventes. ! Notre travail est de faciliter l’exercice d’une profession. Aujourd’hui, avec cette mention, la profession nous dit clairement : il va nous falloir faire le tri entre ce qui rentre dans le fait maison, et ce qui ne rentre pas dedans, en fonction du décret d’application. A nous de savoir saisir cette nouvelle législation pour aider les restaurateurs et mettre en avant nos produits bruts.

Qu’évoque pour vous ce besoin de légiférer, à partir d’une expression populaire qui est « fait maison » ?
Les consommateurs sont inquiets, ils manquent de repères et recherchent au-delà de la traçabilité non seulement une qualité d’alimentation, mais aussi une certaine authenticité.
Aujourd’hui, pour lui, les frontières sont floues : plus rien ne va de soi, et aller dans un restaurant n’implique pas que le restaurateur cuisine, voilà ce que dit cette mention. Pour les consommateurs, c’est un mélange de déconnexion avec l’origine des produits et de défiance face à ce que les restaurateurs proposent. Une mention qui faisait avant référence à la bonne foi et l’honnêteté professionnelle, devient alors une petite révolution pour le secteur. Le consommateur a besoin d’être rassuré, de comprendre d’où viennent les produits qu’il consomme.
C’est dans cet esprit que nous donnons aux restaurateurs des informations via des reportages chez nos fournisseurs. Les restaurateurs peuvent ensuite les mettre à disposition de leurs clients grâce à un flash code.